Les conditions de paiement des travaux supplémentaires dans le cadre du marché à forfait
Publié le :
26/10/2017
26
octobre
oct.
10
2017
En application des dispositions de l’article 1793 du Code Civil,
« Lorsqu'un architecte ou un entrepreneur s'est chargé de la construction à forfait d'un bâtiment, d'après un plan arrêté et convenu avec le propriétaire du sol, il ne peut demander aucune augmentation de prix, ni sous le prétexte de l'augmentation de la main-d’œuvre ou des matériaux, ni sous celui de changements ou d'augmentations faits sur ce plan, si ces changements ou augmentations n'ont pas été autorisés par écrit, et le prix convenu avec le propriétaire ».
Les litiges relatifs au paiement de travaux supplémentaires dans le cadre des marchés à forfait sont très fréquents.
Par un arrêt de rejet en date du 27 avril 2017 (n° 16-14317), la troisième chambre civile de la Cour de Cassation rappelle les règles fondamentales du marché à forfait.
Les tribunaux ne font pas une interprétation littérale de la notion de bâtiment. Ainsi, si l’article 1793 du Code Civil vise « la construction à forfait d’un bâtiment », la règle du forfait est étendue aux travaux de construction d’une ampleur suffisante. Tel est le cas de la réalisation d’une charpente métallique dans le cadre d’une extension de bâtiment. La Cour de Cassation avait déjà jugé que des travaux d’aménagement nécessitant des modifications du gros-œuvre sont assimilés à des travaux de construction et que la règle du forfait est en conséquence opposable à l’artisan.
La règle du forfait est lourde de conséquences : le constructeur ne peut solliciter aucune augmentation de prix, si les travaux non compris au marché, ne résultent pas d’une commande dûment signée par le maître d’ouvrage.
Ainsi, le constructeur ne peut solliciter paiement de travaux supplémentaires qui ont été commandés par le maître d’œuvre d’exécution, si ce dernier n’a pas expressément reçu mandat du maître d’ouvrage de signer la commande. La Cour de Cassation jge que la Cour d’Appel n’était pas tenue de rechercher ni la bonne foi du constructeur ni l’existence d’un mandat apparent entre le maître d’ouvraget le maître d’œuvre d’exécution.
Historique
-
Copropriété : sur les conditions de recevabilité de l'action en nullité de l'assemblée générale
Publié le : 30/06/2019 30 juin juin 06 2019IMMOBILIERL’irrégularité de la convocation à l'assemblée générale des copropriétaires e...Source : www.legifrance.gouv.fr
-
CCMI : la garantie financière de livraison s'étend à tous les travaux indispensables à l'achèvement de la construction, même non prévus par le contrat
Publié le : 30/06/2019 30 juin juin 06 2019CONSTRUCTIONPar un arrêt en date du 27 juin 2019, la Cour de Cassation fixe l'étendue de...Source : www.courdecassation.fr
-
Sur l'étendue de l'assurance décennale : attention aux activités garanties
Publié le : 02/02/2019 02 février févr. 02 2019CONSTRUCTIONArrêt n°52 du 30 janvier 2019 (17-31.121) : quand l'assureur décennal subordo...Source : www.courdecassation.fr
-
Les actions en paiement des créances antérieures ne peuvent tendre qu'à la fixation au passif de la société débitrice
Publié le : 19/12/2018 19 décembre déc. 12 2018CONTENTIEUX COMMERCIALUn architecte signe un contrat de maîtrise d'oeuvre avec un maître d'ouvrag...Source : www.legifrance.gouv.fr
-
Qui est le bénéficiaire de l'indemnité d'assurance dommage-ouvrage en cas de résolution de l'acte de vente ?
Publié le : 19/12/2018 19 décembre déc. 12 2018CONSTRUCTIONEn cours d'expertise judiciaire, l'assureur dommage-ouvrage est condamné à in...Source : www.legifrance.gouv.fr
-
Urbanisme : sur l'autorité de chose jugée du jugement annulant un arrêté de refus de permis
Publié le : 18/12/2018 18 décembre déc. 12 2018ACTUALITÉSURBANISMEPar un arrêt en date du 12 octobre 2018 (n° 412104, Sté Néoen), le Conseil d'...Source : www.legifrance.gouv.fr
-
Préemption : la commission de l’agent immobilier ne peut être minorée ou supprimée par le Juge de l’expropriation
Publié le : 08/02/2018 08 février févr. 02 2018IMMOBILIERPar un arrêt du 14 décembre 2017 (N° de pourvoi : 16-20150), publié au bullet...
-
Le Conseil Constitutionnel déclare, dans sa décision du 9 janvier 2018, que le droit de préemption de la Commune instauré par la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 dite loi ALUR est contraire à la Constitution
Publié le : 30/01/2018 30 janvier janv. 01 2018URBANISMEConformément aux termes de l’article 10 de la loi n° 75-1351 du 31 décembre 1...
-
Les conditions de paiement des travaux supplémentaires dans le cadre du marché à forfait
Publié le : 26/10/2017 26 octobre oct. 10 2017CONSTRUCTIONEn application des dispositions de l’article 1793 du Code Civil, « Lorsqu'un...
-
Sur l’action en réparation des troubles de voisinage consécutifs à l’édification d’un ouvrage méconnaissant les règles d’urbanisme
Publié le : 24/10/2017 24 octobre oct. 10 2017IMMOBILIEREn application des dispositions de l’article L 480-13 du Code l’Urbanisme, lo...
